Information / Actualité
L'Odyssée de l'espèce (humaine)
Origines de l'Homme et évolution
Après la prodigieuse Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud qui
réinvente partiellement une fascinante et surprenante Histoire
de l'humanité, une nouvelle production audio-visuelle, dotée
elle aussi de moyens importants vient de nous être proposée
sur le petit écran.
Fondé sur les dernières théories et déductions
scientifiques, le téléfilm L'Odyssée de l'espèce
récemment diffusé retrace, avec exhaustivité et soin,
la formidable évolution de la race humaine.
Avec le concours d'Yves COPPENS - coauteur du film - et le recours aux
technologies de création d'images de synthèse, le scénario
retrace l'évolution de l'Homme depuis ses origines animales jusqu'à
la physiologie que nous lui connaissons aujourd'hui.
Mêlant humour, fiction et personnages réels, ce téléfilm,
s'efforce habilement de répondre aux interrogations que posées
par la théorie désormais acceptée de l'évolution.
Comment l'homme est-il passé de quatre à deux pattes. Pourquoi
a-t-il perdu ses poils ?
De quelle façon les différentes tribus se sont-elles adaptées
à leur environnement ? Comment ont-elles survécu aux impressionnants
changements climatiques ? Comment les générations successives
ont-elles appréhendé les éléments naturels
: l'eau, et surtout le feu ? Comment ont-elles inventé l'outillage,
l'agriculture ou encore l'art. Comment ont-elles transmis les connaissances
acquises ?
Cette brillante reconstitution de la vie de nos ancêtres, le précoce
australopithèque, le courageux Homo Erectus, le malchanceux homme
de Néandertal et l'ingénieux Homo Sapiens.
L'Odyssée de l'espèce raconte une aventure extraordinaire
et extrêmement émouvante : l'histoire de l'homme, notre histoire.
En un raccourci saisissant, c'est une saga de 8 millions d'années
qui nous conduit du premier primate à l'homme moderne, inventeur
de l'art et créateur de civilisations.
En Afrique tropicale, on assiste aux premiers pas émouvants d'Ororin,
l'un des plus anciens pré-humains. Puis l'on côtoie un moment
la fameuse australopithèque Lucy, chère à Yves COPPENS
(qui s'est quelque peu trompé sur son compte !) .
Avec Homo habilis, on découvre comment d'une pierre taillée
est né le premier outil. Puis c'est Homo erectus qui nous sidère
par sa maladresse lorsqu'il tente de s'approprier le feu. Nous partageons
ensuite la vie de l'Homme de Néandertal, contraint de partager
son territoire avec l'ours des cavernes, et que nous voyons ensuite inventer
les premières sépultures.
Enfin nous assistons à la naissance de l'art avec Homo sapiens
qui nous transporte dans le monde de l'imaginaire...
Bref un retour à nos origines depuis la Préhistoire
jusqu'aux civilisations récentes, qui laisse songeur quant à
l'avènement des religions et au pouvoir qu'elles exercent aujourd'hui.
L'Homme artiste et créateur
1/ Premiers chefs d'uvres : des gravures préhistoriques
2/ L'homme créateur et le progrès
1/
Premiers chefs d'uvres : des gravures préhistoriques
Au flanc d'une falaise des gorges de l'Ardèche, dans le sud-est
de la France, des spéléologues amateurs ont découvert
la plus ancienne grotte préhistorique ornée du monde. Ce
sanctuaire nous révèle les talents de peintres et de graveurs
rupestres, qui vivaient il y a 31 000 ans.
Dans la grotte Chauvet, se déroule sur des centaines de mètres
un incroyable bestiaire: quelques 300 chevaux, rhinocéros, lions,
bisons, mammouths..., solitaires ou en groupes splendides, récemment
sortis d'un sommeil millénaire.
Les datations effectuées prouvent qu'Homo sapiens a acquis très
tôt la maîtrise du dessin, et que quelques millénaires
après cet ancêtre talentueux, d'autres humains sont venus
Si la grotte de Lascaux a été surnommée la "Sixtine
du Périgord", quel titre donner à la grotte Chauvet?
Car bien qu'elle n'offre pas de réelle polychromie ni des représentations
aussi immenses, elle rivalise avec elle par le nombre, la diversité,
l'originalité, la beauté et l'état de conservation
de ses oeuvres. Les signes y sont plus fréquents que dans les autres
grottes de la région. Ainsi, de gros points rouges sont-ils peints,
isolés ou en assemblages, formant figures géométriques
ou masses animales.
Des chevaux jaunes et une panthère rouge
Les rhinocéros, jusque-là inconnus en Ardèche, dominent
largement. Viennent ensuite lions, puis mammouths, suivis de chevaux -
dont deux jaunes, seul exemple de ce coloris -, bisons, ours, rennes,
aurochs, bouquetins, cerfs et, fermant la caravane, une panthère
rouge et un hibou gravé, inconnus de l'art paléolithique.
Aucune image humaine n'a été trouvée, à part
des segments corporels, un être composite mi-homme mi-bison, des
mains positives ou négatives au pochoir (par projection de la couleur
avec la bouche). Rouge et noir se répartissent en deux zones majeures;
proportions et position des corps sont d'une exactitude naturaliste, et
hormis le cas de rares animaux indéterminés, maints détails
anatomiques permettent de deviner l'espèce, voire le sexe de la
plupart.
Dessins au trait vigoureux, parfois remplis d'aplats, savant modelé,
profondeur : l'ensemble est partout d'excellente facture. Nos ancêtres
étaient, ô surprise, passés maîtres dans l'art
d'utiliser volumes des parois, estompe et effets de perspective. Quatre
têtes de chevaux notamment donnent, par leur superposition et les
dégradés obtenus à partir du noir, une sensation
troublante de relief et de bichromie. De même, certaines parois
ont-elles été préparées par raclage pour faire
mieux ressortir les tracés.
Débordant de vie et de force, les animaux millénaires s'affrontent,
se suivent, ou forment des groupes unis en une même attitude. Très
étonnantes aussi sont la fréquence des scènes d'action
: lions à l'affût, rennes en course..., l'unité de
composition et de technique, notoire pour les peintures noires, et la
forte proportion d'animaux non inscrits au tableau de chasse, donc au
menu, des hommes du paléolithique. Bien des énigmes restent
ainsi à démêler. Les préhistoriens vont, tels
les rhinocéros de la caverne, s'affronter, et les disciples du
célèbre spécialiste de l'art paléolithique,
André Leroi-Gourhan, dont les thèses ont fait loi trente
ans durant, devront réviser leurs convictions : les datations de
la grotte Chauvet contredisent la théorie d'une lente et régulière
maturation artistique. Le spécialiste distinguait en effet en Europe
des époques, des styles, du plus fruste, l'aurignacien (35 000
à 28 000 ans avant nous), à l'apothéose magdalénienne,
l'ère de Lascaux (13 000 ans). Or à Chauvet, rien de fruste.
Pas de gribouillis mais des "toiles" de maître, dignes
des meilleures galeries. Si certains en étaient aux balbutiements
de l'image, d'autres étaient déjà des artistes émérites.
Subsiste néanmoins l'idée que les grottes ornées
étaient des sanctuaires naturels où s'exprimaient des sentiments
religieux, tout comme nos cathédrales
310 siècles
plus tard.
Extraît d'un article de Florence RAYNAL
Bibliographie : La Grotte Chauvet, Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel-
Deschamps, Christian Hillaire, éd. du Seuil, coll. "Arts rupestres"
dirigée par Jean Clottes, Paris, 1995.
http://www.france.diplomatie.fr
2/
L'homme créateur et le progrès
Ce qui fascine dans l'Homme, issu de la création du monde, est
la capacité qu'il a de créer à son tour. Doté
comme tous les animaux de fonctions de reproduction, l'Homme est en fait
bien plus qu'un pro-créateur
(Articles et liens en cours de rédaction)
L'Homme maître de la Nature, et de ses richesses 1/ La Nature assainie et domestiquée
2/ L'homme maître de l'énergie
1/
La Nature assainie et domestiquée
On a un peu tendance à l'oublier, mais la nature a commencé par
être pour l'Homme un milieu hostile.
Pour survivre, il lui a fallu s'adapter, évoluer, s'organiser en groupes
humains, découvrir la solidarité. Puis pratiquer l'agriculture,
développer les voies de communication, assainir les zones infestées
et finalement domestiquer la nature.
Ainsi l'Homme a-t-il déployé beaucoup d'efforts et d'ingéniosité
pour maîtriser son milieu, et faire en sorte qu'aujourd'hui, le mot Nature
rime avec Beauté.
(Article avec liens en cours de rédaction)
2/
L'homme maître de l'énergie
Toutes les transformations de son milieu opérées par l'Homme
ont été, et restent encore, dépendantes de la maîtrise
de l'Energie.
Considérée au départ comme une ressource naturelle et inépuisable,
l'énergie est devenue le moteur de l'économie. Si bien qu'aujourd'hui,
un Etat n'est vraiment souverain que s'il maîtrise l'approvisionnement
énergétique de son pays.
(Article avec liens en cours de rédaction)
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