Information / Actualité

Le vécu, patrimoine humain

Dans chaque métier des hommes ont compté

La générosité que constitue l'engagement au service des autres n'est pas toujours récompensée, ni même reconnue. Elle est même parfois bafouée, notamment lorsqu'un Maire est mis en examen parce qu'on lui reproche de n'avoir pas empêché un drame survenu sur sa commune.

Remercier ceux qui acceptent des responsabilités

La France est paraît-il le pays où la proportion de " Présidents" dans la population est la plus forte du monde. A cela une explication : la loi de 1901 qui favorise la création d'associations.
Ainsi que le statut de la co-propriété qui impose la nomination d'un Conseil syndical, et l'élection en son sein d'un président.
Selon certaines sources on dénombrerait au total plus de 300 000 associations et encore plus de Conseils syndicaux. D'où un nombre phénoménal de titulaires du titre de " Président".

Sans être nécessairement des personnalités de premier plan, la plupart de ces Présidents ont un mérite : ils sont bénévoles et par conséquent dignes de la reconnaissance de tous les membres de leur association.
Quand on ajoute à tous ces présidents bénévoles, les Présidents de sociétés, les Directeurs et - pourquoi pas - les Ingénieurs, on prend conscience du nombre vraiment très élevé de gens à qui, tôt ou tard, on devra rendre hommage pour leur action.

Dans la rubrique " Solidarité entre anciens " (HISTOIRES DE VIES), quelques exemples sont donnés des initiatives prises par SUETONE dans ce domaine pour que le " portail de la Mémoire et de la Vie " accueille et conserve le souvenir d'hommes qui ont compté.

 

Les racines : un besoin profond de retrouver ses origines

1/ D'origine inconnue…

Le recours à l'accouchement sous X, légal en France, autorise une mère qui ne s'estime pas en mesure d'élever son enfant nouveau né de l'abandonner anonymement .
L'abandon des nouveaux-nés, pratique issue du Moyen-âge a connu au cours de l'Histoire des périodes d'application systématique. Ainsi, en France, l'installation de ces caisses en bois pivotantes installées dans le mur des hospices et rendue obligatoire en 1811.
Les abandons grimpaient alors en flèche: plus de 30 000 par année. Ceci, non en raison d'un brutal recul du respect de la dignité humaine, mais à cause d'une augmentation de la misère. Une situation directement provoquée par la révolution industrielle.
Mauvaise réponse à un vrai problème, les tours disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. En 1850, une commission officielle conclut qu'il n'y a "aucun rapport entre l'infanticide et l'existence ou non du tour".

Avant d'être un moyen de protéger l'enfant ou la mère, l'anonymat sert en priorité à préserver l'honneur du clan familial. "La demande de secret est commandée par la crainte de la réaction de la famille lorsqu'elle n'a pas découvert la grossesse, et par la pression qu'elle exerce, dans le cas inverse", estime Nadine Lefaucheur, chargée de recherche au CNRS.

Notre société a fait un choix ambigu, car l'abandon sous X ne remédie pas à la détresse morale de la mère contrainte de se séparer de son bébé. N'est-ce pas plutôt la confidentialité qu'il faudrait pouvoir lui offrir comme protection… Et préserver ainsi les droits de l'enfant ?

2/ La filiation

Lorsqu'un enfant est en mesure de parler et de comprendre, la séparation de la mère ne fait généralement pas apparaître de conséquences immédiates. Elle demeure toutefois un événement traumatique, et l'on sait que d'une façon ou d'une autre, il marquera l'enfant au cours de son développement.
L'anonymat légal que constitue l'accouchement sous X peut avoir sur l'enfant des conséquences beaucoup plus graves. Car la notion d'abandon, liée à notre culture judéo-chrétienne, s'inscrit contre notre morale ordinaire : Nous avons tous été le bébé d'une maman et l'idée qu'elle puisse nous avoir abandonné est intolérable.

Certes l'adoption permet d'offrir à l'enfant des parents de substitution.

Mais vient le jour - généralement au cours de l'adolescence - où l'adolescent éprouve le besoin de savoir. Et découvre, s'il est issu d'un accouchement sous X, que la société lui dénie le droit de connaître son origine.
Cette prise de conscience, perturbante, peut être génératrice d'inquiétude face à la vie d'adulte: Saurai-je construire une famille ... ou vais-je répéter l'histoire de mes parents biologiques ?

Quand l'adoption a été pleine, entière et réussie, le "besoin de savoir " n'est pas primordial. Car l'amour de la famille d'adoption permet au jeune de se construire. Mais chez le jeune non structuré, le déni du droit de connaître ses véritables parents peut créer une frustration grave et des troubles profonds de la personnalité. Ce déni peut en effet produire un sentiment de révolte à l'âge adolescent, puis se muer en un " combat pour savoir " qui va assombrir toute l'existence de l'adulte.

 

 

 

Dans chaque famille des Histoires de Vies à pérenniser

Le patriarche, l'artiste, l'aventurier, le patron de PME … chaque famille compte dans ses rangs quelques personnages remarquables dont on parle souvent dans les conversations.

Qu'il soit encore en activité, en retraite ou disparu, le vécu de ce parent - proche ou éloigné- intéresse la mémoire familiale et tout particulièrement ceux qui se préoccupent de la conserver.
Retracer l'itinéraire de ce personnage sur un site web et y ajouter petit à petit des témoignages venus de toutes parts est une façon de lui rendre hommage.
C'est en même temps l'occasion de renforcer la cohésion familiale autour d'un modèle reconnu par tous en faisant de cet espace internet un lieu d'échange et de partage.

(Article en cours de rédaction)